Friday, April 24, 2009
15-16/04/2009: Route vers le centre rouge










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C’est la route qui fascine. Une fois retourné à Katherine, c’est 1200 kilomètres qui nous attendent jusqu’à Alice Springs, au centre de l’Australie. 1200 kilomètres avec seulement une ville et des stations services qui jalonnent la route. C’est vraiment un autre monde qui s’annonce. Tout d’abord on s’autorise un pause confort à Mataranka pour déguster leurs fameuses tourtes. Le « restaurant » est d’ailleurs la station service et le service est fait à côté des étagères où trônent bidons d’huile et outils de réparation en tous genres. A Mataranka, on peut aussi se baigner dans des sources d’eau d’une transparence jamais vu, au milieu de palmiers, comme dans une oasis. C’est rafraîchissant et comme piscine sauvage, c’est le top ! La route laisse place à un décor impressionnant. Rien à voir avec un désert de sable, mais une immensité plate et buissonnante où que l’on pose le regard. On fait le plein à Daly Waters, où l’on trouve une station-service mais aussi un pub dans une atmosphère et une décoration loufoques, que l’on ne trouve que dans ces endroits reculés. On nous propose de passer la nuit mais à regret on doit poursuivre notre route car il reste encore beaucoup de chemin avant Alice Springs. On passe la nuit finalement sur une aire de repos accolée à la route. Le ciel étoilé est à couper le souffle. L’absence de pollution lumineuse dans le désert révèle des millions d’étoiles, à tel point que le ciel en paraît lumineux et vraiment proche. La seconde portion de route est la plus longue (800kms dans la journée…départ au petit jour) mais pas la plus inintéressante. Arrêt aux Devils Marbles : « les billes du diables ». Ces sont des formations rocheuses présentes sur une petites surface qui forment des sphères presque parfaites. L’endroit est aussi réputé pour abriter des esprits kidnappeurs selon les Aborigènes. On retrouve d’ailleurs ces peurs dans notre civilisation, traduites avec nos mots. En effet un peu au sud, à Wycliffe Well, se trouve le centre australien d’étude des Aliens et autres extra-terrestres. Non, il ne faut pas rire. Beaucoup de faits inexpliqués se sont passés dans la région. Bon j'avoue que j’ai quand même bien rigolé surtout face à la décoration magnifique de la station-service, sortie tout droit d’un mauvais film de science-fiction. Les gens semblent y croire dur comme fer ici. Enfin, pour clôturer la route, un évènement qui m’a stupéfait tellement cela avait l’air surnaturel (non je n’ai pas vu d’aliens..). A 190 kilomètres au nord d’Alice Springs et probablement à 100 kilomètres de la station-service la plus proche (c’est dire si on était au milieu de nulle part), rien aux alentours, si ce n’est une voiture sur le bas-côté au loin avec des gens à côté. Je crois qu’ils ont eu un ennui mécanique et au fur et à mesure que je m’en rapproche, je réduis ma vitesse pour m’arrêter finalement, à ma grande stupéfaction, face à 3 policiers équipés qui, le plus naturellement du monde, me demandent de souffler dans le ballon pour un test d’alcoolémie, à 17h, en plein milieu du bush !! Quelle blague...
13-14/04/2009: Parc national du Kakadu















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On passe 2 jours dans le territoire du film « Crocodile Dundee ». Et ce sera bien suffisant car ici les conditions sont encore pires qu’à Darwin !! Toujours aussi chaud et humide mais cette fois il y a les moustiques. Non pas 2-3 moustiques, un coup de serviette et hop ils sont partis….des CENTAINES des moustiques. Le bourdonnement est incessant et assourdissant à l’aube et à la tombée de la nuit. Ca vrombit partout et on s’imagine déjà se gratter pour les 5 jours à venir. Ce sont des véritables essaims de moustiques qui tourbillonnent autour de chaque personne qui se risque au-dehors. En plus, selon des informations du service d’hygiène, certains moustiques seraient porteurs d’un virus d’encéphalite (bon 1 cas sur 1000 va à l’hôpital mais quand même ça ne rassure pas non plus). Bon à part çà et les crocodiles (2 nouvelles personnes disparues dans la semaine), c’est un endroit vraiment extraordinaire. La faune et la flore sont très riches, on y rencontre même une espèce unique, le jabiru qui est une « cigogne » à la tête bleue. Les marécages sont magnifiques et offrent des panoramas comme à Ubirr où on les surplombe entourés de relief rocheux face à un coucher de soleil flamboyant. C’est aussi la première fois que je vois des peintures murales aborigènes, vieilles de plusieurs milliers d’années. C’est ainsi que le patrimoine mythologique et éducatif aborigène, le « Dreaming », passe de génération en génération. Il y également des cascades réputées mais inaccessibles du fait des routes toujours inondées. C’est vraiment un endroit magnifique, un joyau de l’Australie, à ne manquer sous aucun prétexte, même les moustiques (même les répulsifs ne servaient à rien…).
09-12/04/2009: Darwin





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Darwin c’est la grande ville australienne la plus au nord. C’est un peu la ville mythique qui a résisté aux bombardements japonais de la seconde guerre mondiale et au cyclone Tracy en 1974 (ville rasée au ¾). J’en attendais beaucoup et je serai déçu. Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord c’est le week-end de Pâques et il commence dès le vendredi en Australie. Donc pas grand-chose n’est ouvert, et surtout la saison touristique et ses attractions ne commence que fin avril. Le marché de nuit en bord de plage est donc fermé entre autres. De plus le climat reste inhospitalier : chaleur et humidité. Les excursions en ville se résument à avancer un pied devant l’autre jusqu’au prochain magasin et sa climatisation glaciale. Enfin, comble de malheur, la baignade est interdite sur les plages du fait de la présence d’une méduse à la piqûre mortelle. Je profite de mon désoeuvrement pour apprendre à jouer du didgeridoo (branche creuse de 1m50 dans laquelle on souffle grosso modo) avec Walter, un Aborigène qui tient un magasin. Il me raconte aussi des histoires sur sa culture, car vu que c’est Pâques, il n’y a personne alors autant tuer le temps ensemble. Chose surprenante, même s’il a plus de 60 ans, il est considéré comme un adolescent dans sa communauté ! Dans une communauté aborigène qui suit les rites ancestraux, devenir adulte nécessite le franchissement de 5 étapes qui prouvent la maturité et l’aptitude à prendre des décisions pour la communauté. Ainsi, le neveu de Walter, qui a accompli les rites, n’a pas d’ordre à recevoir de son oncle et est son supérieur. Darwin c’est aussi beaucoup de visites de mémoriaux sur la seconde guerre mondiale, mais le départ pour le parc du Kakadu est le bienvenu. Le climat est vraiment désagréable ici.
06-08/04/2009: Parc national du Litchfield












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C’est le territoire des chutes d’eau, des cascades et des piscines d’eau naturelle. On commence peu de temps après avoir quitté Katherine par un arrêt à Edith Falls où l’on peut admirer une première chute d’eau qui alimente un trou d’eau où l’on peut se baigner, puis par petits sauts, se rendre au sommet de la seconde et voir les trombes d’eau s’écraser en contrebas, à plus de 15 mètres. L’un des autres faits marquants de la journée est la traversée de forêts tropicales avec palmiers et herbes hautes. C’est la fin de la saison humide et la végétation est plus dense que jamais. D’ailleurs, afin d’éviter des feux de bush en saison sèche, les garde-forestiers ou rangers allument volontairement des feux à cette période de l’année. Ce qui assure en même temps la diversité dela végétation locale et son renouvellement. Mais autant dire que cela a de quoi surprendre lorsque l’on roule avec des flammes sur les 2 côtés de la route. Nous passons la nuit en pleine jungle, à l’entrée du parc, à côté d’une petite rivière (et donc moustiques…) et surtout des Robin Falls, des chutes d’eau un peu à l’intérieur de la forêt. Au réveil, c’est donc petite randonnée avec trousse de toilette pour prendre une douche sous la cascade. Vivifiant !! Après quoi, c’est l’entrée dans le parc du Litchfield où on peut admirer des chutes d’eau à foison, dans des décors de roches et de relief stupéfiants. Tout semble y être façonné à la perfection. On peut même s’y baigner comme à Florence Falls ou dans des séries de trous d’eau alimentés par des mini cascades. Choisissez votre trou et bonne journée ! En revanche, les ballades ici sont infernales. L’hygromètre indique 100% d’humidité et constamment j’ai l’impression de sortir de baignade tellement je dégouline. J’apprécie d’autant plus les baignades. Dernière nuit dans le bush avant l’arrivée sur Darwin. Un python a été aperçu dans les douches (pour une fois qu’on en avait en milieu sauvage). Un australien serein a beau me répéter que cette espèce n‘est pas venimeuse et qu’elle ne fait « qu’étrangler », je n’y mettrai pas les pieds.
03-05/04/2009: Katherine








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On quitte l’état de l’Australie occidentale aujourd’hui. Deux faits de route : le passage de la quarantaine entre l’état de l’ouest et celui du nord et le passage à Timber Creek, une « ville » qui se résume à une rue où l’on trouve une station-service/restaurant/supérette/débit de boisson, 5 bâtiments et 1 camping. Rien qui ne nous retienne d’aller à Katherine, notre prochaine étape. Nous y retrouvons Konrad et Sophie, les 2 Allemands rencontrés à Kununurra, ainsi qu’un couple d’Ecossais qui fait le tour du monde. Soirée très conviviale même si l’accent écossais est incompréhensible !! Katherine, c’est comme Timber Creek, c’est une rue mais celle-ci est beaucoup plus longue et on y trouve même des centres commerciaux climatisés. Il y a aussi beaucoup plus de choses à faire comme les sources d’eau naturelle dans laquelle on peut se baigner et c’est agréable en fin de journée. Mais surtout les fameuses gorges qui s’étendent sur des dizaines de kilomètres. Et là c’est infernal… Pour accéder aux gorges, il faut grimper le plateau qui forme le relief puis marcher dessus avant d’accéder aux différentes vues proposées. 17 kilomètres en plein soleil et 40°C. Heureusement qu’il y a des citernes d’eau potable qui jalonnent le parcours. Par contre les panoramas sont magnifiques. On surplombe le défilé rocheux, à plus de 30 mètres de hauteur. On peut même approcher la rive en contrebas mais les pièges à crocodiles disséminés ça et là dissuadent toute idée de rafraîchissement. Le soir au camping, on rencontre des Australiens aventuriers qui voyage en Australie avec un 4x4, un GPS et une carte aérienne pour se frayer un chemin au travers du bush, ouvrant ainsi leur propre route. Ils sont capables ainsi de voyager avec une autonomie de 15 jours sans contact avec l’humanité. L’un d’eux, Toby, est à ce point « sauvage » qu’il tue les crapauds de canne à sucre en les poursuivant à la course et les écrasant avec son talon nu. Vu de mes propres yeux ! Ame sensible s’abstenir… Je ne crois pas avoir parlé encore des crapauds. Il faut savoir que sur la côte est australienne, il y a des plantations de canne à sucre qui ont été menacées par un parasite, lequel est la proie d’un crapaud sud-américain. Les Australiens en ont donc importés. Le problème est qu’ils ont proliféré et envahi l’est et le nord australiens au détriment des petites grenouilles vertes par exemple et d’autres espèces. Les Australiens cherchent donc aujourd’hui à s’en débarrasser par tous les moyens. 1 dollar est offert par un richissime homme d’affaire pour chaque crapaud écrasé. Mais l’espèce est à ce point coriace que si elle écrasée sur l’abdomen, elle « rend » seulement ses intestins qu’elle réavale peu après. C’est ainsi que sur les routes on peut voir des crapauds qui « ressuscitent régulièrement. Le truc est donc de les écraser à la tête comme Toby. A faire de préférence après avoir mangé et je parle en connaissance de cause…
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